Participer

Le mouvement des Gilets Jaunes est le résultat de la scission entre les décideurs politiques, les institutions et la population.
Cette dernière paye ses impôts et a difficilement la possibilité de contrôler l’utilisation qui en est faite. De plus, la paupérisation grandissante d’une partie de la population ne fait qu’augmenter cette exaspération.
Il est sûr que ce malaise date de plusieurs dizaine d’années et que certaines mesures inopportunes ont fait office de détonateur.
Cette crise n’est pas uniquement française et démontre le choc et le malaise de nos démocraties face au libéralisme sans limite accentué par une mondialisation de l’économie qui est devenue incontrôlable.

Donner une nouvelle chance

Aucune structure de l’Etat n’existe pour facilité les flux de citoyens des villes (ou des zones périphériques) vers le milieu rural.
Plus de 50 % des salariés ainsi que des chômeurs voudraient pourtant changer de vie et certains seraient prêts à faire le pas vers ces zones dont les maires sont souvent demandeurs.
Il faut mettre en place rapidement des procédures simples pour accueillir :

  • des familles vers des commerces qui ferment afin de les faire revivre et redynamiser ainsi les bourgs et les villages
  • des volontaires pour habiter dans des villages où des logements sont disponibles et où il serait possible de pratiquer des métiers tournés vers le tourisme, vers la rénovation du patrimoine, vers la reprise des petits commerces, vers des métiers d’art, vers l’agriculture, vers la gestion de l’environnement des bourgs et des villages (gestionnaires d’espaces)

Controler

Dans les communes ou les départements, le nombre de réalisations sont souvent trop coûteuses, mal gérées et quelquefois inutiles.
Cela contribue à exaspérer des personnes qui peinent à terminer financièrement la fin du mois devant ces dépenses quelquefois injustifiées… quelquefois effectuées pour préparer la prochaine élection.
De plus, la plupart des élus sont rarement responsables de ces malfaçons et aucune suite n’est donnée. Les décisions sont prises maintenant par des métropoles, des communautés de communes, des structures énormes qui ne sont plus de dimension humaine.
Le contribuable a l’impression d’être impuissant et de subir des décisions de structures où il n’a plus son mot à dire.
En contrepartie s’il avait la possibilité d’avoir accès aux dossiers, ferait-il l’effort de les consulter ?

Innover et anticiper

Une majorité de français souhaitent
le rétablissement de l’ISF
. Cette aspiration va vers plus de justice fiscale mais le retour de l’ISF en appliquant l’ancienne mouture est-il souhaitable ?
En effet, les sommes prélevées vont dans le grand pot du budget et aucune information ne permet de connaitre l’utilisation réelle de ces fonds.
Afin de redonner du pouvoir d’achat aux plus défavorisés, et de participer au rééquilibrage du niveau de vie de chacun, il serait souhaitable que ces fonds participent au développement de la monnaie sociale (ou
monnaie de compensation
). Rappelons que celle-ci, ainsi que de nouveaux métiers liés à cette monnaie, seront générés par la gestion du gaspillage et des surproductions saisonnières. C’est donc une solution raisonnée du rapprochement entre l’écologie et l’économie.

Réformer

Les réformes urgentes et indispensables de l’Etat pour renouer les liens avec la population doivent passer par :

  • un meilleur dialogue entre les élus et les citoyens de façon à prévenir les exaspérations au lieu de les gérer ultérieurement.
  • mieux équilibrer les revenus entre les plus riches et les plus pauvres sachant que chaque citoyen, quelque soit son niveau de qualification, contribue, à sa façon, à la vie de la nation.