Le travail a deux fonctions pour le salarié ou l’entrepreneur :

  • gagner de l’argent pour organiser sa vie (gîte, couvert, famille, santé, loisirs, …)
  • participer à la vie de la société (reconnaissance, responsabilité, estime de soi, intégration, partage des tâches, …)

Les conséquences du chômage :

  • Perdre son travail remet en cause ces deux fonctions fondamentales.
  • Pour permettre à chaque chômeur à continuer de vivre, la société (au sens large : l’Etat et les différentes caisses) essaye de maintenir un minimum de pouvoir d’achat pour les personnes sans activités ou avec une activité partielle insuffisante en versant des allocations.

L’évolution de notre Système fait que les inégalités sont de plus en plus criantes et que cette masse d’argent disponible pour cette assistance diminue. Pour compenser cet état de fait, le Système essaye d’avoir bonne figure en promettant du travail à une majorité de chômeurs pour faire baisser les statistiques (CDD, travaux mal rémunérés, à temps réduits, stages, formations, …). C’est oublier que le travail n’est pas uniquement une question financière mais qu’il est une composante essentielle du vivre ensemble avec des conséquences importantes sur la psychologie de l’individu, sa santé ainsi que sur la cohésion de notre société.

Il faut être lucide et admettre, comme beaucoup d’experts, qu’avec la montée de la robotique et des nouvelles technologies, d’ici 10 ans, presque la moitié des tâches que nous réalisons aujourd’hui (même dans le domaine social) seront davantage automatisées.

Il est donc impératif que le système dans lequel nous vivons évolue pour redonner à chacun un emploi ou une activité, rémunérés correctement, afin de remplir pleinement son rôle.

Cela pose un problème de masse monétaire disponible et d’une nouvelle forme de travaux (de plus en plus délaissés car non rentables ou non finançables mais indispensables à une cohésion sociale efficace) qui pourraient être relookés sous la forme d’activités.