Une nouvelle monnaie pour le XXIème siècle : L’outil qui permettra de redonner à tous un rôle dans notre société est la création par l’Etat d’une nouvelle monnaie dite monnaie sociale.

Les propositions

L’économie de marché planétaire s’occupe uniquement de la croissance économique qui doit générer toujours plus de revenu. L’avidité des états et des groupes conduit à une guerre concurrentielle où le sort des hommes importe peu.
Cette économie a maintenant le monopole et des moyens de pression énormes, médiatiques, financiers,… afin  d’étendre son emprise. Les conséquences sont imprévisibles et incalculables.
Face à ce rouleau compresseur, il n’y a plus rien. Cela amène à un déséquilibre entre les riches toujours plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres avec une classe moyenne qui (aussi bien au Etats-Unis qu’en Europe) se délite rapidement.
La course au gigantisme a provoqué le développement des pollutions, la raréfaction des matières premières,  ainsi que des désordres qui risquent de modifier durablement l’équilibre du monde.

Face à ce monopole il faut inventer une autre économie qui va équilibrer cette hégémonie de façon à redonner à l’Homme sa place face à la finance et  une chance aux laissés-pour-compte face à  cette économie qui les a laminés.
Il faut replacer les intérêts et l’avenir de l’être humain avant celui, à court terme, des spéculateurs qui est de gagner de l’argent sur le dos des autres par tous les moyens.

Le rôle de la monnaie sociale

La monnaie sociale permettra de payer une partie des aides pour les personnes sans emploi en contrepartie d’une activité au service de la société en soutenant des postes déjà existants nécessitant beaucoup plus de présence (aide à la personne, travaux communaux, assistance aux anciens, aide scolaire, tous travaux de service public, activités artistiques, environnementales, touristiques,…). Il s’agit de faire retrouver à ces personnes déstabilisées une vie digne tout en décourageant l’assistanat.
Ce complément de rémunération pourra aussi donner droit à une formation complémentaire dans l’activité souhaitée participant ainsi à un développement de la vie et des échanges sociaux.
Elle servira aussi à valoriser et à contrôler une partie des échanges non marchands, principalement les services entre particuliers.
En plus, elle permettra d’acheter des marchandises labellisées « Circuit Vert » (objets réparés ou transformés, matériaux affectés ou sauvés du gaspillage, produits issus de la surproduction saisonnière,..).

Ces produits seront à la disposition de personnes qui en ont besoin, qui ne peuvent actuellement pas les acheter par manque d’argent. Ils pourront ainsi se les procurer grâce au complément de revenu généré par la monnaie sociale.
Elle pourra avoir un rôle important sur la gestion du territoire en privilégiant des magasins distributeurs agréés (en plus des ventes traditionnelles) en zone défavorisées (certaines zones rurales) ou dans les quartiers délaissés (en centres villes ou en banlieues) qui seuls, pourront accepter la monnaie sociale.
De plus, pour des entreprises en difficultés, des salariés extérieurs (éventuellement après formation) pourront être autorisés ponctuellement à appuyer les autres salariés pour sortir l’entreprise d’un mauvais pas en maintenant ainsi l’emploi existant.
L’entreprise payera ce service soit en matériel à la centrale nationale, soit par une redevance valorisée en monnaie sociale.
La monnaie sociale sera une monnaie liée à l’Etat, elle ne devra pas sortir du territoire et sera uniquement accessible aux personnes de nationalité française.

Le circuit vert

Il s’agit de recenser, gérer et commercialiser principalement des produits qui ne peuvent plus rentrer (surproduction, produits récupérés, recyclés, transformés) ou sortant du réseau commercial traditionnel (gaspillage, actuellement 30% des produits périssables des grandes enseignes). Cette structure sera contrôlée par l’état et maillera le territoire français comme une toile d’araignée. Des fabrications spécifiques uniquement françaises pourront être mises dans le circuit moyennant des avantages fiscaux (suivant la demande). Des produits importés pourront aussi être demandés en compensation du manque à recevoir sur le remboursement de la TVA sur achat (suivant la demande).

En effet, au lieu d’appliquer une hausse pénalisante de la TVA aux particuliers, il faudra réfléchir à une éventuelle modulation du remboursement de la TVA sur achats pour les entreprises en fonction de différents critères dont le principal serait de privilégier l’utilisation de produits français ou européens (avec des taux différents) dans les cycles de fabrication (lorsque cela est possible). La labellisation des magasins sera orientée de façon à privilégier les zones défavorisées.

Suggestion pour le fonctionnement

Les produits récupérés seront centralisés sur des centrales d’achats dépendant de l’Etat et dispatchés sur le territoire français en fonction de leur nature. La distribution sera assurée de façon à approvisionner des magasins agréés.
Ces marchandises ne pourront être achetées qu’avec la monnaie sociale.

Particularités de la monnaie sociale nationale

Plusieurs options sont possibles avec une efficacité différente recherchée. L’émission de cette monnaie pourra être concrétisée :

  • soit sous la forme de chèque  (comme les chèques vacances). Cette monnaie aura donc une limite de validité dans le temps (2 ans), ce qui interdit toute spéculation. Elle obligera aussi les détenteurs à l’utiliser rapidement donc à faire tourner les stocks disponibles.
  •  soit sous forme de carte bancaire avec les sommes attribuées visibles dans une banque d’état spécialisée. Cela permettra au ministère des finances de gérer les métiers ubérisés en prélevant l’impôt à la source.

Nous verrons le rôle important de ces monnaies nationales dans la régulation des migrations économiques européennes, uniquement motivées par la différence de niveau de vie par pays. Celles-ci mettent en péril de nombreux emplois en France.