Nous entendons déjà les cris d’orfraie des banques, des technocrates européens, de certains politiques qui se satisfont du statu-quo qui préserve leurs intérêts. Pourtant, il s’agit de l’intérêt de la nation.

Un pays a le pouvoir de « frapper monnaie ». Le Président de la République Française, a le pouvoir d’essayer de mettre en place cette nouvelle monnaie de compensation qui sera complémentaire de l’Euro et assurera un équilibre dans le monde « soi-disant » merveilleux de la mondialisation ! Il ne s’agit pas de renoncer à l’Euro qui nous a permis de pouvoir faire jeu égal avec le dollar, le yen et les autres monnaies globales. L’Euro a permis d’unifier économiquement l’Europe face à la puissance économique des autres blocs industriels. D’ailleurs, cette première étape devrait rapidement être suivie par une normalisation fiscale et une mise en commun des moyens militaires au niveau de tous les pays européens qui emploient l’Euro. Cette uniformisation devient une exigence incontournable à la survie de l’Europe.

Ces mêmes réactions ont eu lieu lors de la création du Bitcoin en janvier 2009. Créée par des hackers, celle-ci a été huée par le monde bien pensant de la finance. Comme c’est une monnaie virtuelle, personne n’a pu l’empêcher de prospérer. Aux Etats-Unis les autorités s’inquiètent de la liberté et de l’opacité autour du Bitcoin. Incontrôlable, elle est accusée de couvrir le blanchiment des capitaux et les revenus du trafic de drogue …
Pourtant, elle existe,… comme existent aussi les SEL (ou LETS), les monnaies locales qui ont une portée plus restreinte et souvent sont échangeables contre des euros. Il y en a plus de 60 en France et quelques 2000 de par le monde.

Quelles sont les valeurs des monnaies globales qui rythment nos échanges économiques ?

En 1999, sous la présidence Clinton, les banquiers ont obtenu l’abrogation de la loi Glass-Steagail (1933) qui séparait les banques de dépôts (qui reçoivent et gèrent les dépôts d’argent des particuliers et des professionnels) des banques d’affaires (spécialisées dans les opérations financières, bourse,..). Depuis, le regroupement des banques a transformé le paysage financier à un immense jeu de Monopoly où tous les coups sont permis. L’argent généré par la bourse est plus important que celui acquis par le travail.

D’autre part, Le Yuan chinois est largement dévalué tandis que le dollar est surévalué de 25 %.

Imaginez les questions que peut se poser un employé de chez Vinci (dont le travail sert à donner une plus value à l’entreprise) en apprenant, que suite à une fausse information (relayée par Bloomberg, une entité reconnue dans le milieu financier) la valeur de son entreprise perd plus de 7 milliards en quelques minutes (19 % de sa valeur). Où est la logique ? Où est la motivation ?

Entre la conjoncture, les bulles financières, les fausses informations, la crédibilité des valeurs financières peut être débattue.

Il faut redonner une stabilité à l’économie malgré la puissance des banques qui se nourrissent de ce désordre.

Il faut avant tout faire passer l’intérêt de chaque individu avant celui du monde décalé de la finance.

Pour cela, il ne manque que la volonté politique pour lancer une monnaie sociale (ou monnaie de compensation), déconnectée des banques internationales, qui aurait pour conséquence :

  • d’assurer à tous un revenu minimum digne d’un pays développé en permettant aux plus pauvres ou à ceux qui ont eu « un accident de parcours » de profiter quand même  (même provisoirement) des richesses liées à l’évolution de notre société.
  • de contribuer à une meilleure cohésion sociale en permettant aussi de lutter contre le communautarisme dans la mesure où des formations seront nécessaires pour de nouvelles orientations proposées. Elle constituera aussi une partie des rémunérations liées  au service civil ou militaire obligatoires (sous certaines conditions) impliquant automatiquement des brassages de populations.
  • d’assurer les salaires des personnes exerçant de nouveaux métiers en relation avec le secteur non marchand, l’aide à la personne,  le recyclage de matériels de tout ordre, la lutte contre le gaspillage, l’environnement, l’organisation de nouveaux circuits commerciaux liés à cette monnaie.
  • de diminuer les charges sociales des entreprises de la zone marchande puisque le chômage sera marginalisé..

En étendant cette mesure  à chaque pays européen, elle limitera le dumping social entre les pays de la zone euro puisque cette monnaie ne pourra être dépensée que dans le pays qui l’a émise.