Il faut considérer qu’il y a deux secteurs d’activités :

  • Le secteur marchand : Les biens et les services marchands sont tous les produits, c’est à dire l’ensemble des biens matériels et immatériels qui sont destinés à être vendus sur un marché. Ils sont généralement produits par les entreprises. Ils sont payants et le producteur bénéficie d’une richesse. Le but principal est de rémunérer les actionnaires qui prennent possession de l’entreprise et exigent une rémunération du capital sous forme de dividende. Il ne représente que 29 % de la population.
  • Le secteur non marchand : le développement de la sphère non-marchande est la composante la plus essentielle du monde d’aujourd’hui et la plus à même de développer des emplois.

Cette présentation très simplifiée permet de voir que la quantité d’argent disponible pour financer les métiers non marchands est tributaire des marges globales dégagées par les métiers productifs et les ponctions sur les individus (TVA, impôts,…) en fonction des possibilités données par l’évolution du pouvoir d’achat  ainsi que sur les bénéfices des entreprises.
La marche du monde vers une mondialisation des échanges, sans règles du jeu, remet en cause l’équilibre de nos démocraties en diminuant nos marges disponibles.
Les multinationales (dont les revenus sont souvent plus importants que certains états) font pression pour accentuer leur rayon d’action, pour grossir toujours plus par le rachat de structures plus petites, afin d’accroitre toujours plus leur chiffres d’affaires et distribuer toujours plus de dividendes à leurs actionnaires.

Ces derniers n’ont en effet aucune considération pour les emplois ou les sociétés détruites. Seul compte l’enrichissement sans limite !

Cette frénésie de l’argent facile assimilable à une addiction fait fi des conséquences sociétales. Elle doit être jugulée par les Etats en imposant des lois planétaires.
Mais cela apparaît comme un vœu pieux (avec les paradis fiscaux, la politique américaine sur la monnaie et son protectionnisme).
Il est impératif que notre pays donne l’exemple en mettant en place une politique monétaire permettant à chacun d’avoir un travail ou une activité correctement rémunérés.

Ceux-ci peuvent se décomposer ainsi :

  • Les emplois à plein temps : la rémunération doit assurer un revenu minimum correct.
  • Les emplois à temps partiel : la rémunération peut être complétée par une activité rétribuée financée par un Revenu Complémentaire de Base (RCB).
  • Les personnes sans emploi : la rémunération doit correspondre à une activité d’intérêt sociétal et est appelée Revenu de Base (RB). Ces activités pourraient être choisies parmi des besoins définis et correspondant aux aspirations des intéressés.
  • Cette rémunération sera appelée « Complément de Revenu d’Activités et de Travail » (CRAT).

Les questions qui se posent :

Comment financer ces revenus et pourquoi il est impératif de participer à la vie de notre société pour pouvoir en bénéficier ?